Des collégiens et lycéens de Fontenay-sous-Bois préparent et présentent ici leur rencontre avec l'auteur de livres pour la jeunesse Xavier-Laurent Petit. N'hésitez pas à réagir et participer à ce blog. Vous pourrez le rencontrer à la médiathèque Louis Aragon le samedi 26 mars 2011 à 16h.

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jeudi 10 mars 2011

Antoine a lu "Be safe"

"Un livre très...touchant, par la description et l'évolution des sentiments des personnages, mais tout aussi poignant par la vision de la guerre et de se qu'elle implique. Avec "Fils de guerre", "Be safe" est sans doute le roman le plus "dur" de cet auteur que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Lorsque l'on lit les premières pages, on sent clairement se qui va arriver. Mais il m'a semblé que l'histoire était tournée de façon à ce que le lecteur parvienne à partager la "désillusion" du frère ainé, en nous rapprochant d'une vision réaliste, mais un peu lointaine de la guerre (correspondance par emails). Le livre repose principalement sur une histoire d'amour, et sur les messages de Jérémie. J'ai particulièrement apprécié le fait que Xavier Laurent Petit se soit servit de la Musique pour faire la relation entre la guerre et l'amour. L'angoisse de la guerre est décrite de manière intéressante, elle nous mène rapidement à la désertion de Jeremy, et nous laisse sur une fin incertaine, mais bien ordonnée, qui laisse imaginer le meilleur et le pire pour le frère d'Oskar...
Une histoire un peu désabusée, qui raconte l'angoisse et l'incertitude de la guerre, couplée à une histoire d'amour et de musique, qui parvient à donner une bonne touche de gaité au roman, sur une fin presque heureuse. Poignant."

Antoine, 3°1, collège Joliot-Curie

mardi 15 février 2011

Wassim et Benjamin ont lu "Be safe"

Nous avons choisi ce livre car son titre nous a intrigués et nous n’avons pas regretté de l'avoir pris.
Nous avons adoré ce livre pour sa touche humoristique, sa touche d'amour et de suspens.
Nous avons trouvé amusants les moments où Oscar se comparait à Jéremy sur le plan amoureux.
L'ambiance de guerre racontée par Jeremy nous a beaucoup plue car elle insistait sur le plan
angoissant de celle-ci. En effet, on voit que, par tromperie, n'importe qui peut se faire enrôler dans l'armée.
Malheureusement la fin ne nous a pas plu du tout : nous avons l’impression que Xavier-Laurent Petit a voulu aller trop vite.


Wassim et Benjamin, 3°1, collège Joliot-Curie

Simon a lu "Be safe"

J'ai aimé ce livre, car il offre un angle de vue sur la guerre que je ne connaissais pas. La vision que l'on a habituellement de la guerre, c'est le front et les soldats au combat ; alors que là, nous voyons comment les familles supportent ça, comment elles le vivent. Ce point de vue est assez réaliste.
Le livre est bien écrit, on comprend les personnages et leurs sentiments, car nous ne pouvons pas connaître le point de vue d'un soldat, alors que le point de vue de la famille nous pouvons mieux le comprendre, on pourrait être dans la peau du personnage.

Simon, 3°1, collège Joliot-Curie

Klara a lu "Be safe"

Be Safe est un livre qui parle de plusieurs choses : de guerre, de jeunes en galère, de musique, d'amour …
Ce que je n'ai pas aimé c'est que je trouve que le départ de Jeremy est anticipé. On ne le suit pas dans son expérience ce qui est dommage car on a l'impression qu'il vit des choses plus intenses que son petit frère qui a plutôt une vie banale. Du coup on parle plus d'Oskar que Jeremy ce qui fait que la musique est plus présente dans le récit, ce qui est un point positif.

Klara, 3°1, collège Joliot-Curie

Mohamed a lu "Be safe"

Je comprends la réaction des parents de Jérémy car tout le monde sait que la guerre est une chose terrible. 
Oskar découvre que son père a fait la guerre au Vietnam mais qu'il ne l'a jamais dit à ses fils. J'aurais fait la même chose car cela doit être très dur de parler, de se souvenir de cette période difficile. Je ferais tout pour éviter que mon fils s'engage. 
La guerre est une chose atroce, on doit voir et vivre des moments qui marquent pour la vie. Un homme doit vraiment avoir du courage. Tuer, torturer, se battre ne me plaît que dans les jeux vidéo. La guerre c'est terrible : le danger peut surgir n'importe quand et de n'importe où. Parfois, dans certains pays, les enfants font la guerre... Un enfant doit d'abord s'amuser, aller à l'école... Sa place n'est pas à la guerre! »

Mohamed, 3°1, collège Jean Macé

Présentation des 3°1 du collège Jean Macé

jeudi 10 février 2011

Journal intime de Franck O'Neill

Des élèves de 3ème A du collège Victor Duruy ont imaginé le journal intime que Franck O'Neill, père des personnages principaux de "Be safe", pourrait écrire.
P
ar Adam MAHIEDDINE et Matéo TROIANOVSKI :

3/07/20...
Je n'y crois pas, comment est-ce possible? C'est exactement le même type d'ignorance qui a causé mon erreur d'il y a 30 ans, penser que ces sal**** de militaires utilisent toujours la même technique; en traquant les jeunes comme du gibier et en leur bourrant le crâne de toutes ces sottises… «Construire des ponts»!... Il sera mutilé, comme moi, et je ne pourrai rien faire.
Et dire que mon propre fils s'y est laissé prendre, se faire soudoyer par ces chiens de l'armée, vraiment, y'a des jours... Moi qui pensais passer une bonne journée... Mes fils vont acheter du coca et voilà qu'ils reviennent avec un papier d'embauche.
Moi seul peux savoir qu’après les ponts, ce sera le véritable enfer, l’entraînement de tirs, et après ça ... J'en ai trop ch** , il faut que je trouve une solution...



09/01/20…
J'en étais sûr! Déjà à NOËL, ça pouvait se lire sur son visage, et voilà que, une dizaine de  jours après, mon doute se transforme, comment ont-ils pu et osé me faire ça?
Pourtant, ça m'a fait très plaisir quand j'ai pu revoir Jérémy, la joie que j'ai eue de le revoir vivant était vraiment importante, mais sa spécialisation vers tireur d'élite m'inquiétait déjà, je pense que je suis l'homme le mieux placé pour ressentir et comprendre les émotions et sentiments qu'il peut avoir là-bas; moi même j'ai été le meilleur de tous ces tireurs d'élite, je pensais comme Jeremy que j'allais adorer, mais je me suis vite rendu compte de l'horreur qu'engendre ce foutu métier, la joie que j'avais à presser la gâchette s'est transformée en un véritable cauchemar, je ne pouvais me rendre à l'évidence, mais j'ai enlevé des vies!
Grâce à Oskar qui a oublié d'éteindre l'ordinateur ou au moins de fermer la page des e-mails, j'ai pu savoir tout ce que Jérémy nous cachait avec ces lettres qui étaient purement fausses…
Malgré ça, c'est vrai que j'aimerais lui dire «be safe».



09/05/20…

Je suis soulagé et heureux, c'est vraiment magnifique! Jérémy a, dans la nuit d'hier, déserté! Même s'il a reçu l'aide de maman et qu'il est parti sans me le dire ni me prévenir d'une façon ou d'une autre, je suis enfin fier de lui:  il a réussi le geste que moi-même je n'ai pu faire, et maintenant, il suit sa propre route dans ce vaste monde, il n'aura pas à torturer de pauvres gens, il n'aura pas à tuer des gens au cœur pur et il n'aura pas à avoir la peur qu'il pouvait ressentir là-bas. 
J'arrive aujourd’hui à la dernière page de ce journal, et c'est la première fois que j'écris dedans en étant profondément heureux. J'aimerais maintenant dire à tous ceux que j'aime et à tous les militaires du monde ces derniers mots :

BE SAFE.